L'enterrement de Ben Barka révèle Comment Rabat s'est allié avec Israël contre l'Algérie Un journaliste israélien dévoile, dans un ouvrage, l'étroitesse des relations entre le Maroc et l'État hébreu et l'alliance entre les deux pays contre l'Algérie, notamment lors de “la guerre des sables” en 1963, à travers l'entraînement d'officiers marocains et un soutien multiforme apporté par Tel-Aviv.
Les instructeurs d'Israël ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage de Mig-17 soviétiques
Houari Boumédiène criait à qui voulait l'entendre que le Maroc allait payer très cher ce qu'il appelait, lui, «l'invasion du Sahara par la population marocaine d'Algerie». Il donna même une appellation à ce que les militaires algériens appelleront désormais «la marche noire» en mettant à exécution leurs desseins d'expulsion massive 350. 000 Marocains d'Algérie. Les consignes de Houari Boumédiène, mûrement réfléchiess avec Abdelaziz Bouteflika (alors ministre des affaires étrangères), faisaient état d'une expulsion, sans préavis , de l'ensemble de cette communauté. Une longue marche «déshonorante» qui conduira ces milliers d'émigrés Marocains d'Alger, d'Oran, Tlemcen, Annaba, Constantine..., où ils ont été contraints d'abandonner leurs biens (meubles et immeubles, commerces, bijoux, comptes bancaires bloqués...)
La toute puissante police politique du régime, responsable de la lutte contre la subversion et responsable de la sécurité de l'Etat ne va pas se fouler, il a fallu juste remettre à jour la technique d'expulsion expérimentée par les algériens à plusieurs reprises et notamment après la guerre des Sables. Mais cette fois-ci à plus grande échelle. Le service Action, connu pour ses actions spéciales, notamment les assassinats de personnalités, sera appelé par Boumédiène à gérer la logistique et le déroulement de l'opération d'expulsion.
Plus de 350 000 Marocains, soit pas moins de 45 000 familles expulsés de l'Algérie . Il existe aussi une communauté juive en Algérie qui compte environ 500 personnes qui sont à Oran, Tlemcen où encore Blida, alors qu'elle comptait près de 130 000 personnes en 1962 .
